Chronique

Le Bal de Diane Peylin

Résumé éditeur :

« Robin, Rosa, Jeanne et les autres

« Il y a des jours où le temps s’arrête pour une longue respiration. Laissant naître des bulles d’air sous le crâne. Des jours entre parenthèses où les draps blancs des fantômes ne couvrent plus le regard des vivants. »

Au cœur de l’été, dans un village du sud-est, Robin rejoint sa femme, sa fille et sa mère dans la maison familiale. Dans ce lieu gorgé de souvenirs, il va tenter de se réapproprier son corps meurtri après une longue maladie. Mais les blessures que l’on voit sont rarement les plus profondes. Au cours de ces semaines caniculaires, des tensions apparaissent à l’ombre du mûrier. L’heure est venue pour chacun d’oser dire les présences invisibles qui les ont éloignés les uns des autres.

Telle une peintre impressionniste, Diane Peylin sollicite nos sens et compose une ode à la nature. En faisant jaillir les mots qui sauvent, Robin et les siens, traversés par un élan vital, vont enfin panser leurs plaies. Le Bal est un cri d’amour poussé du sommet de la plus haute montagne. »

Mon avis :

Le Bal c’est une ode aux sens, un bijou poétique, une prouesse éditoriale.

Il est de ces livres qui vous font voyager à travers le temps. Un livre qui en appelle à vos souvenirs. Un livre qui en faisant appelle à vos sens, vous permet de vivre la situation même si elle vous est étrangère.

En moins de 200 pages, Diane Peylin réussi à nous transporter dans la complexité de l’être humain. Elle réussi à nous bercer dans un cocon de nature où la vie peut-être si douce. Et en même temps à nous transporter dans la vraie « vie » celle où les familles parfaites n’existent pas. La vie où les secrets sont, et lorsqu’ils sont révélés nous autorise la liberté. A travers ses personnages Diane nous permet de nous identifier à l’un ou plusieurs d’entre eux. Quelque soit la génération à laquelle on appartient on peut retrouver un peu de nous dans chacun d’eux.

Deuil, maladie, dépression, autant de thèmes abordés avec réalisme et pour autant délicatesse.

Diane a ce pouvoir de décrire avec justesse les ressentis, les sensations, les émotions.

Un travail d’écriture non conventionnel

Je ne sais pas vous mais des livres comme celui-ci je n’en lis pas tous les jours.

Le jeu d’écriture auquel se livre Diane est un jeu qui m’a transporté. Tantôt des listes de verbes, ou autres mots, tantôt une narration, tantôt de la poésie, tantôt de la chanson.

Agrémenté de lettres, de « photo qui existe » ou de « photo qui n’existe », en plus d’être un récit passionnant, ce livre est une prouesse d’écriture.

Robin se répète les mots de la liste tout en marchant vers le haut de la colline.

Alcool. Musique. Hystérie. Sexe. Ivresse. Horizon. Liberté. Enfant. Envie. Soleil. Rire. Poésie. Voyage. Baisers. Magie. Plaisir. Vices. Art. Rêves. Etreintes. Chant. Inconscience. Foudre. Sauvage.

Et un travail éditorial qui le sublime

Vous l’avez peut-être remarqué récemment, on peut dire que le travail éditorial me passionne. Je ne parle pas simplement de la couverture et la 4ème. Je parle du travail de l’éditeur dans son ensemble.

Jusqu’à maintenant il faut bien le dire je lisais principalement en poche, alors le travail éditorial est peu important dans ce format….

Mais avec l’ouverture sur la bookosphère, la rencontre avec des maisons d’éditions et les échanges avec bloggeuses et bookstagrammeuses j’ai découvert le Grand format.

Depuis je l’avoue je prends plaisir à décortiquer le travail de l’éditeur. Et j’avoue cela me passionne.

Ici n’est pas le sujet (je pourrais vous faire un article spécial sur le travail éditorial sur les romans à l’occasion) mais je voulais mettre tout de même en avant le travail somptueux des éditions d’Heloise d’Ormesson pour sublimer le texte de Diane.

La première chose qui m’a frappé en ouvrant ce livre c’est tout d’abord la qualité du papier. Le « glissé » lorsque l’on tourne les pages, le petit bruit de froissé, le grain du papier fort agréable sous les doigts.

Ensuite la mise en page : des marges d’écritures qui permettent une grande lisibilité, une police d’écriture agréable et un découpage par chapitre qui colle parfaitement au texte.

Ensuite quand on regarde de plus près, certains mots sont mis en valeur en début de chapitre. Cela nous permet de nous situer dans l’histoire et les personnages et c’est il faut le dire fort appréciable.

Certains passages sont en italiques (comme les lettres) ce qui aident à se repérer dans le temps et l’espace et dans les différentes formes repères d’écriture.

Enfin la mise en page des « photo qui existe » et « photo qui n’existe pas » proposées par l’autrice. Ces instants de vie que l’on veut garder comme un trésor et revoir dans nos albums de famille. Cette mise en page sublime le travail d’écriture de Diane et nous permet une meilleur lisibilité.

Vous l’aurez compris je me suis laissée complètement happer par ce récit et j’ai été agréablement surprise par la qualité du travail de la maison d’édition.

Les tomates sont rouges. Les haricots verts. Simplicité chromatique pour un jardin d’été. Des couleurs vives habillent la terre, parfums de menthe, de persil, de citronnelle, de coriandre.  

                                                                                        

Ce livre m’a été gracieusement envoyé par la maison d’édition mais je tiens à souligner que ça n’a changé en rien mon avis sur celui-ci. Il faut dire que je connaissais déjà l’écriture de Diane (vous pouvez retrouver ma chronique de La grande roue ici que j’avais faîte il y a quelques années), et que je participe à ses ateliers d’écritures que j’affectionne particulièrement.

Si vous souhaitez en savoir plus sur l’autrice je vous donne rdv ici pour la retransmission du live interview co-organisé avec Jessica.

Pour connaître ses différentes parutions et ses ateliers d’écriture, rendez-vous ici.

J’espère que cette chronique vous aura plu et n’hésitez pas à me dire en commentaire si vous connaissez cette auteure. Et si vous avez déjà lu ses livres n’hésitez pas à me donner votre avis.

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